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Lettre d'Étienne Vilella

Tu croirais que c’est prétention si je te dis que pour parler de moi, il me faut plus d’une feuille de papier, car je me vois avec tellement de regrets au seuil de ma vie, tant de choses ratées, tant de choses manquées, que le récit serait sans fin.
Je me vois pieds et mains liés devant l’action colossale à entreprendre pour la génération des hommes.
Je me suis châtré d’énergies impuissantes pour lutter avec abnégation contre l’injustice qui règne et domine le monde.
Je me vois pauvre de ressources applicatives et d’énergies précises, pour extirper tout le mal qui comme une mauvaise atmosphère étouffe l’homme.
Je me vois petit grain de sable au milieu de l’univers où il y a tant à faire entre les hommes de bonne volonté.
Je me vois petit atome devant cet immense Amour qu’il faudrait au monde pour acquérir la paix, la tolérance et le respect du prochain.
Je me vois tellement peu de chose que je crois qu’il vaut mieux arrêter ici cette épistole pessimiste et déconcertante.
Je crois que la beauté de la rose, de la perfection d’une goutte de rosée et de l’harmonie de la nature, la chose que Dieu a raté, c’est l’homme.

Étienne VILELLA

Mons-en-Baroeul, 10/12/1967