Entre l'automne et l'hiver

Tout début décembre. Les feuilles rouges de l'automne sont tombées. On attend la neige.

En forêt en fin de journée

Un peu d'espoir au bout du chemin ?

L'automne à contre-jour

Ce joli contre-jour est pris à travers les feuilles d'un fayard. Le fayard est le nom régional (Suisse, Savoie, Dauphiné …) donné au hêtre.

Un autre !
Ben oui, j'avoue, j'aime ça, les couchers de soleil ;-) En plus y'a pas de saison pour ça. On peut en photographier n'importe où et n'importe quand.
Aux marches du palais

Aux marches du palais ... Garnier (Opéra de Paris)

La visite

J'ai choisi ce titre en pensant à la chanson de Maxime Le Forestier : "La visite" ¹

De passage dans un cimetière le soir du 2 novembre j'ai été subjugué par les couleurs du ciel. Beaucoup de monde photographie les couchers de soleil. La plupart du temps au bord de la mer, en montagne, voire à la campagne. C'est le sujet bateau par excellence. Et donc, pour "ne pas faire comme tout le monde", j'évite soigneusement de publier ce type de photos, mais là, dans ces circonstances avec un tel décor, impossible de laisser passer ça !


¹ C'était un jour d'été comme on en fait beaucoup, Entre mer et garrigue au début du mois d'août, Un air de chanson dans la tête Et puis l'envie de voir si la mer était bonne : Je roulais par hasard entre Nîmes et Narbonne. Je me suis arrêté à Sète. Poussé par les voitures ou porté par les vents Dans cette cité-là, que l'on passe en suivant N'importe quel itinéraire. A peine a-t-on le temps de quitter les faubourgs, - C'est là le résumé de la vie le plus court - On se retrouve au cimetière . Le calme anonymat qui réside en ce lieu Est celui que l'on voit chez les morts de banlieue : On chercherait l'extravagance. Aussi libre qu'on ait vécu, décidément, On est toujours guetté par un alignement, Sauf de discrètes différences. C'est un pin parasol qui n'aura pas éclos Tant viennent les amis piétiner cet enclos. J'ai peu d'espoir qu'il ne grandisse. Ils continueront donc de rôtir au zénith, Mais de tous leurs bouquets posés sur le granit, Pas un ne m'a semblé factice. Au milieu d'un essaim de touristes en chaleur, J'ai vu s'épanouir une petite fleur Qui semblait marcher comme on danse, Avec deux seins de soie déguisés par un voile, Et l'ombre de ta croix n'a pas bougé d'un poil. Je me demande à quoi tu penses. A quoi tu penses donc, laquelle as-tu choisie Des ruses que les hommes ont trouvées jusqu'ici Pour rendre la mort moins cruelle ? Survie de l'âme ou fin de tout, quoi qu'il en soit, C'est pas beau de mourir pour demeurer de bois Aux larmes d'une demoiselle. Comme elle avait vingt ans et qu'elle était jolie, La laisser s'en aller n'eût pas été poli : Les chagrins sont durs à cet âge. On avait une sorte d'ami en commun. C'était mieux qu'un début, je lui ai pris la main. Nous voilà partis pour la plage. Entre le bris des vagues, le son des soupirs, Les sardanes funky qu'on entendait glapir En modulation de fréquence Et les cris des enfants qui s'ébattaient dans l' eau, Quelque maître nageur sifflait un pédalo Voguant vers l' horizon, vacances !

J'ai deux grand boeufs ...

Lors de mon trajet quotidien j'avais remarqué depuis un moment ces bœufs broutant les ballots de foin mis à leur disposition. J'avais fait quelques essais, mais rien de très concluant. Ce matin là, quand le jour se lève, le soleil nous gratifie d'un splendide ciel rougeoyant. J'ai toujours mon appareil avec moi. Je m'arrête vite. Le temps de faire quatre clichés, et le beau ciel a disparu. Mais cette fois, c'est bon. Je tiens ma photo. Les boeufs sont "dans la boite" !

Le titre de la photo fait référence à une chanson ancienne que me chantait ma maman : J'ai deux grands boeufs dans mon étable, Deux grands boeufs blancs marqués de roux ; La charrue est en bois d'érable, L'aiguillon, en branche de houx [...] L'auteur en est Pierre DUPONT (1821-1870)